"JE NE SUIS PAS UNE FILLE FACILE, MOI QUAND JE FRAPPE JE VAIS DANS L'MILLE."
L'autre soir j'ai tenu une discussion très intéressante avec un garçon ayant un passé un relativement lourd, nous avions tout deux ce sentiment agréable d'être compris et de comprendre l'autre. Parler de tout pour ne rien dire était totalement euphorique vu le contexte et l'état dans lequel nous nous trouvions. Plus nous parlions et plus nous nous rendions compte de nos réflexions et frustrations communes. C'est incroyable comment de simples vécus peuvent se faire ressembler deux personnes complètement différentes.
La perte d'êtres chers est tellement difficile et injuste, nombreux sont ceux qui prétendent comprendre ce que nous pouvons éprouver, nous, être déchus de nos plus grands amours, mais en réalité il faut vivre pour réaliser et décrypter cette douleur, cette souffrance que ces évènements nous infligent. Se plaindre n'est pas un remède, mais sa peut, indirectement et légèrement nous libérer. Car oui, nous avons très souvent cette fâcheuse tendance à nous renfermer sur nous même ayant peur d'être incompris des autres. Savez-vous que les personnes en apparence fortes et posées sont le plus souvent les plus faibles et détruites ? Non surement pas, car à moins d'être une de celles-ci on ne peut le savoir ou le supposer. Les gens pensent qu'après avoir vécu tout ce que nous avons pu vivre, nous sommes dotés d'une incroyable et magnifique force, sachez qu'ils ont majestueusement tord, nous sommes obligés de vivre avec, obligés d'accepter avec incrédibilité des choses inéluctablement modifiables. Nous prenons goût à la douleur ou plutôt non, nous tentons de la dompter, car combattre le mal par le mal peut-être une solution. Finalement, c'est sûrement en goûtant à la souffrance que nous en guérissons. L'évènement plus dur que le précédant nous fait relativiser, et avancer dans le court des choses.
Si nous ne souffrons pas nous n'apprendrons rien, personne n'est immortel, personne ne reste à tout jamais intouché, personne ne peut combattre le temps, personne ne peut apprivoiser la mort ... Les hommes sont tous soumis sans exceptions à ce fait implacable, nous ne contrôlons pas la fin. Car elle nous tombe dessus sans prévenir, telle une intruse, une hombre assombrissant le tableau clair et frêle que représentent nos vies. Comme à très bien dit Frédéric beigbeder « la mort est le seul rendez-vous qui ne soit pas noté dans votre organizer. » « La mort est tellement inéluctable qu'elle prend tout le monde par surprise. ».
Ecoutez la musique, vivez la, savourez la, mais n'oubliez pas qu'aucun morceau ne se terminera sans silence.
Lola *